on peut voir une de mes vidéos (DEAD END) là :
  Il y a quelque chose que je veux absolument dire, qui est plus important que tout, qui est tellement évident pour moi que je ne le dis jamais, que je n’y pense même pas, tellement c’est fondamental, tellement c’est la base de ma vie, c’est que le bonheur, c’est facile, il n’y a qu’à tendre la main, il n’y a qu’à se servir, c’est là, tout le monde sait où c’est pour chacun, c’est une évidence même, ça crève les yeux. Je ne plaisante pas, je dis que le bonheur, c’est facile, je ne dis que ça, je n’ai jamais dit autre chose, je suis sérieux. Même si on ne dit pas ces choses-là, même si ça paraît obscène et arrogant et injuste, c’est comme ça, il n’y a qu’à se donner la permission d’être heureux, c’est tout, c’est aussi simple que ça, on n’a jamais rien fait de plus simple, désolé, mais il faut le dire, désolé. Les efforts, les compromis, les contraintes de toutes sortes, c’est n’importe quoi ça, ça n’est pas la vie, ça ne fait pas partie de la vie, on peut vivre sans, on doit vivre sans, parce qu’on vit mieux sans, c’est tout. Je suis désolé de le dire, mais vivre, c’est la chose la plus facile au monde, il n’y a rien à faire, il n’y a rien à prouver, il n’y a pas à se battre pour vivre, ce n’est pas vrai, on vit, c’est tout. Et on sait ce qu’on veut, et on sait ce qui est bon pour nous et pour les autres, ce n’est pas difficile à savoir, on a un corps, des sensations, des émotions qui ne savent pas nous dire autre chose. Qu’on ne les écoute pas, qu’on ne s’écoute pas, qu’on s’entrave, qu’on se maudisse de vivre, qu’on se pourrisse la vie, je suis désolé, mais ça ne fait pas de nous des gens à plaindre, ça n’est pas la vie ça, on peut faire autrement et c’est facile, désolé, mais c’est tellement facile que c’est incroyable que tout le monde ne le fasse pas. Voilà, c’est dit, merde.  Alors oui, le monde est horrible et les gens sont des chiens, parce qu’ils renoncent à leur bonheur pour se soumettre, que de se soumettre, ça leur paraît être une bonne raison de se pourrir la vie, de pourrir la vie des autres, alors que vraiment c’est n’importe quoi, et oui, il y a des choses qu’on ne choisit pas de vivre, et il y a des choses dont on ne se remet pas, c’est vrai, oui, je ne dis que ça aussi, je sais, j’en suis sûr, mais jusqu’à ce que ça ait tout gâché, il y a tellement de bonheur à prendre partout. Il n’y a qu’à tendre la main. Nous sommes les seuls à nous empêcher et nous contraindre. Ça ne fait pas de nous des gens à plaindre, désolé, ça fait de nous des ingrats et des soumis, désolé. C’est dit.
  J’ai le cœur brisé. Voilà, c’est dit. Je sais que je ne suis pas à plaindre, je sais que je suis gâté, vraiment, entouré d’amour, que je m’en sors bien , que je ne me trompe pas de combat, que ça fait longtemps que je n’ai pas ressenti d’angoisse, que je suis apaisé, je peux le dire que je suis apaisé, c’est vrai, que je suis fort, que j’ai confiance, tout ça, c’est vrai, et je sais que c’est tellement enviable, je m’en rends compte, je sais. Mais il n’empêche que ce n’est pas vrai qu’on se remet des choses, que je ne m’en remets pas, que je suis démoli, meurtri, assassiné, que ça gâche ma vie. On ne dit jamais ça, c’est interdit de dire ça, même les dépressifs ne le disent pas, mais on est bousillés par la vie, il faut le dire, c’est comme ça. Ça n’empêche pas de vivre, ça n’empêche même pas d’être apaisé, d’être bien, au calme, au chaud, à l’abri, ça n’empêche pas de rire, ni d’espérer, mais ça gâche quelque chose quand même. Maintenant, tout le temps, j’ai les larmes aux yeux, sans arrêt, même quand je ris, j’ai les larmes aux yeux, et la gorge serrée aussi. Parce que ce qu’on est amené à vivre est dur, parce que c’est insoutenable tellement c’est violent et qu’on n’est pas fait pour ça, ce n’est pas vrai, on ne s’en remet pas, on ne s’y fait pas, parce qu’on n’est pas fait pour ça, c’est tout. Et ça ne fait pas de moi quelqu’un de malheureux, ni quelqu’un qui se complaît, non, vraiment pas, il n’y a qu’à me voir pour voir que non, mais ça fait de moi quelqu’un d’humain, c’est-à-dire quelqu’un de déchiré par la vie. C’est comme ça. Je veux dire qu’on n’est pas épargné, voilà, c’est ça que je veux dire et je veux dire aussi qu’on ne s’épargne pas, et que je ne sais pas si ce n’est pas pire qu’on ne s’épargne pas, soi, les autres, les autres avec soi, soi avec les autres, parce que c’est la seule chose dont on a besoin et qu’on le sait. Je veux dire qu’on n’est pas débordant de douceur les uns avec les autres, parce que de la douceur, on en manque déjà tellement, comme je veux dire qu’on manque tellement de douceur parce qu’on n’en est pas débordé. Je sais qu’on ne dit pas ces choses-là, qu’on ne veut pas les dire, parce qu’on ne veut pas que ce soit vrai, parce qu’on veut faire comme si on se remettait, comme si ça allait aller mieux, mais ça va, ça n’empêche pas que ça aille de toutes façons.

(Je veux dire que depuis quelques jours, je n’arrête pas de pleurer, que je ne suis pas triste, que je ne veux pas mourir, que je ne m’apitoie pas, que je ne pense à rien qui serait horrible, mais que j’ai les larmes aux yeux et qu’il n’y a personne pour les voir, que j’ai les larmes aux yeux et que je ne vois plus personne, voilà, peut-être que c'est ça que je veux dire.)
LE SOLEIL
Votre Soleil de naissance est en Taureau
Votre Soleil est situé en maison X

LA LUNE
Votre Lune de naissance est en Lion
Votre Lune est en maison I

MERCURE
Votre Mercure de naissance est en Bélier
Votre Mercure est en maison IX

VENUS
Votre Vénus de naissance est en Bélier
Votre Vénus est en maison IX

MARS
Votre Mars de naissance est en Cancer
Votre Mars natal est en maison XII

JUPITER
Votre Jupiter de naissance est situé en Gémeaux
Votre Jupiter est en maison XI

SATURNE
Votre Saturne se situe dans le Capricorne
Votre Saturne est en maison V

URANUS
Votre Uranus de naissance est en Verseau
Votre Uranus est en maison VI

NEPTUNE
Votre Neptune de naissance est en Gémeaux
Votre Neptune est en maison XI
 
PLUTON
Votre Pluton de naissance est en Poissons
Votre Pluton est en maison VIII
  Il en a envie. Il s’est fait prendre une ou deux fois dans sa vie, c’est tout. On n’est pas obligé, évidemment, on n’est pas obligé, mais non, il veut. Il me dit que je dois savoir pourquoi. Je dis non ou je fais signe que non de la tête, je ne sais plus. Il me dit que c’est une question de confiance, il me le dit comme si c’était évident qu’il n’a jamais confiance, mais que là, oui, il a confiance, il a plus confiance que jamais. Je ne comprends pas pourquoi, je ne peux pas comprendre de toutes façons, je souris. On fait l’amour. On sait tous les deux qu’on arrivera à ça, ma queue en lui, le reste finalement, à ce moment-là, on n’y accorde plus aucune importance. On sait à quel point c’est énorme que je le prenne, tout ce que ça implique, le péril que ça peut être. Mais on le fait quand même, le reste, je veux dire, je ne me précipite pas sur son cul. Je découvre son corps, j’en prends possession, surtout, je le rassure, je le détends, j’essaie de mériter la confiance qu’il dit avoir pour moi. Et puis aussi, je joue à retarder le moment où je serai en lui. Ce que l’on fait avant que je le prenne, je crois pouvoir dire que c’est balbutiant. Comme si on avait des aperçus de tout ce que notre sexualité pourrait être, si on faisait quelque chose tous les deux et si on avait le temps devant nous, par exemple nos vies entières, et ça a l’air incroyablement vaste. Ça donne envie en tout cas. C’est bon, mais pas autant que ça pourrait l’être dans nos vies entières, quand chaque geste voudrait dire quelque chose d’immense. Je le recroqueville contre moi, je pose mon corps entier sur lui, je l’embrasse, je caresse ses fesses avec ma queue. Je ne sais toujours pas pourquoi il fait ça, d’où lui vient cette confiance pour moi, ce qu’il s’imagine, ce qu’il ressent, ce qu’il croit, je ne le saurai jamais. Je ne sais même pas si j’ai envie de le savoir. Pourquoi là tout à coup, il sort de la solitude de son corps, pourquoi il se laisse envahir comme ça, pourquoi il le désire tant, sans doute précisément pour y échapper à cette solitude, pour une fois dans sa vie sentir qu’il y a quelqu’un d’autre, que c’est encore possible, qu’il n’est pas encore tout à fait fou de sa solitude, mais je ne sais même pas s’il le sait, de toutes façons. Et j’y rentre dans cette solitude, ou plutôt il me laisse rentrer. Je suis en lui. Je le vois concentré sur cette invasion, la découvrir, l’ausculter, ne pas savoir quoi en faire. Je lui dis de se détendre. Je lui dis de se donner à moi, de ne pas rester sur cette impression que là, exceptionnellement, il n’est plus seul, parce que ça, pour les autres, ce n’est rien, même si c’est énorme pour lui, mais de faire plus que ça, non seulement de tenir compte de l’autre, mais de se donner à lui, à moi. Il accepte, je ne sais pas si c’est parce qu’il comprend ou parce qu’il se soumet. J’ondule mon bassin pour dilater son cul avec ma queue. Je lui fais sentir ma présence en lui, dans sa solitude. Je sens que ça l’excite, qu’il ne sait pas pourquoi, mais qu’il aime ça. À ce moment-là, je n’ai aucune sensation physique, je ne ressens aucun plaisir, rien que celui immense, bouleversant, plus fort que tout, de le faire échapper à lui-même, de l’accueillir chez moi. Et puis, il craque. Il s’effondre sur moi. Il garde ma queue en lui, mais il ne peut plus. Il me dit qu’il est nerveux, il me dit : « fais quelque chose ». Je lui parle. Je lui dis que la sensation doit être tellement forte que c’est à lui de décider si c’est agréable ou désagréable. Il fait signe que oui de la tête. Encore une fois, je ne sais pas s’il comprend ou non. Et puis, je lui dis que ce qu’il me donne là, ce n’est pas anodin, c’est incroyablement beau, et j’ai les larmes aux yeux. Il ne comprend pas, là vraiment je suis sûr qu’il ne comprend pas, qu’il ne sait pas qu’il n’en peut plus de sa solitude, que c’est devenu une maladie tellement elle l’occupe, tellement il n’est occupé que par ça et tellement il a besoin que quelqu’un l’occupe cette solitude, non je suis sûr que là, il croit ne faire que se soumettre. J’attends encore un peu en lui qu’il se donne à nouveau et puis je le baise, cette fois vraiment, qu’il ressente ce que c’est de se faire baiser, que la présence de l’autre en lui soit ingérable, comme ça doit l’être. Et puis je lui dis de jouir et au moment où il jouit, je lui dis qu’il est beau et il répond : « merci », là vraiment, je sais qu’il n’a pas compris. Ça me fait sourire tellement c’est touchant. Il jouit. Il est à nouveau seul dans sa jouissance. Je me retire de lui, je ne jouis pas, il ne comprend pas que je ne veuille pas jouir. Et il se met à parler d’autre chose, il reprend son chemin, comme si de rien était, comme s’il était toujours resté seul. Je le regarde, je dis quelque chose, je manifeste une dernière fois ma présence, et puis je le laisse seul finalement.

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